Je me suis perdue en chemin
Et je reviens à ce qui compte vraiment
Je fais partie de ces gens qui ont 1000 idées par jour, 1000 nouvelles envies de découverte et d’apprentissage, toujours liées à la compréhension de l’humain, les autres, et moi, et puis aussi par vocation d’aider.
Quand j’ai lancé cette newsletter, il y a quelques mois, je savais exactement de quoi je voulais parler.
De dépression.
Pas de burn-out.
Pas de petite déprime saisonnière.
Pas de “je suis un peu triste aujourd’hui”.
De dépression.
La vraie.
La dépression clinique, diagnostiquée, celle qui t’écrase pendant des mois voire des années. Mais aussi ces épisodes difficiles que personne n’ose nommer “dépression” alors que c’est exactement ce à quoi ça ressemble.
Ces moments où tu tiens à peine debout, où tout est pesant et où, finalement, tu ne sais plus qui tu es.
Je voulais parler de ça.
Ça me plaisait. Ça avait l’air de vous plaire.
Les premiers articles que j’ai écrits sur la dépression résonnaient. Vous me l’avez dit. Vous m’avez écrit.
Certains d’entre vous m’ont remercié d’avoir mis des mots sur ce qu’ils vivaient.
Et puis….
J’ai eu peur.
Peur que parler de dépression toutes les semaines m’impacte négativement.
Peur de m’enfermer dans un sujet trop lourd.
Peur de me perdre moi-même dans cette matière.
Alors, j’ai cherché “autre chose”, qui s’en rapproche mais plus léger.
Quelque chose qui me motiverait autant, mais sans l’effet potentiellement néfaste.
Je suis partie sur les patterns de contrôle, la reprise de pouvoir sur sa vie, les mécanismes inconscients qui nous font perdre notre libre arbitre.
Des sujets intéressants, pertinents même et est-ce que ce n’est pas lié indirectement à la dépression ? Peut-être, mais quelque chose s’est passé.
Semaine après semaine, j’ai commencé à perdre ma motivation du début.
Je perdais le sens de ce que j’écrivais. Je perdais le fil de ce que je cherchais vraiment.
Et surtout, ma mission au travers de cette newsletter s’est perdue elle aussi.
Et puis, pendant que j’écrivais sur le contrôle, sur les patterns, sur la reprise de “pouvoir”...
Le sujet de la dépression revenait…
…encore et encore….
Dans ma vie de tous les jours.
Dans les échanges que j’avais avec des amis, des proches, des inconnus.
Dans les témoignages que je recevais.
On est tous touchés, à un moment ou un autre de notre vie, par un épisode difficile.
Et ce qui me frappe, ce qui réveille en moi une colère claire et perceptible, c’est le manque de respect et de considération face à ça.
Les “faut que tu sortes, ça te fera du bien”.
Les “pense à tout ce que tu as de positif”.
Les “si tu veux, tu peux”.
Et toutes les considérations négatives envers les personnes impactées par la dépression.
Tout ça m’horripile.
Et, j’ai compris quelque chose.
Je me suis trompée de chemin.
Ce n’est pas parce que les patterns de contrôle c’est inintéressant.
Mais parce que j’ai écouté mes peurs au lieu de mon intuition première.
J’ai évité ce qui me faisait peur plutôt que d’aller vers ce qui avait du sens.
Et pendant ce détour, j’ai perdu l’essentiel.
Alors j’ai pris une décision.
Une décision que je vais tenir.
Je reviens à la dépression.
À mon “premier amour” éditorial, si on peut dire ça comme ça.
Ce n’était pas si évident au départ.
Je ne voulais pas confondre ce que moi j’attendais et ce dont moi j’avais besoin, et ce que vous attendiez et ce dont vous aviez besoin.
Je ne voulais pas non plus que certaines émotions prennent le dessus sur la justesse de mon propos.
Mais aujourd’hui, c’est clair.
Cette newsletter va parler de dépression.
De ce que c’est vraiment, des mécanismes qui la maintiennent, des façons d’en sortir, de s’en protéger et bien sûr de ne pas y replonger.
Que tu sois en pleine dépression, que tu en sortes, que tu aies peur d’y retomber ou que tu veuilles juste comprendre ce qui se joue et t’en protéger voire pouvoir mieux accompagner autour de toi si un jour cela touche un de tes proches…
Cette newsletter est pour toi.
J’avais besoin de cet article bien précis pour réétablir les bases et d’être claire avec vous, mes lecteurs, et peut-être avec moi aussi.
J’ai besoin de replonger dans ce thème qui me parle tellement que chaque semaine, je pense à un sujet, un angle d’écriture, je rédige un brouillon, je lis, je me documente pour proposer quelque chose qui puisse aider, vraiment.
Alors, si ce sujet te parle, si tu sens que c’est ce dont tu as besoin, si tu veux comprendre ce qui se joue vraiment dans la dépression, sans bullshit, sans positivité toxique et, bien sûr, sans langue de bois.
Reste.
Parce que l’on va creuser ça ensemble.
Prends soin de toi,
Mélanie.
💌 Cette newsletter t’a parlé ? Transfère-la à quelqu’un qui en a besoin.
📥 Pas encore abonné ?

